Tu veux que je te dise ? Oui, tu me manque & oui cela se creuse aux bords de mes reins , se fissure aux abords de mes lèvres ; oui mon c½ur sursaute lorsque ton attention se porte à mon égard , s'écrase lorsque tu parles d'une autre & se meurt si tes sentiments se logent à ses côtés . Cette souffrance s'accroît avec le temps & devient une habitude pour ma part . Paradoxalement , je pensais être à l'abri de ce vide abyssal qu'est le sempiternel doute que mon c½ur soit immunisé de tout espoir , éradiqué à jamais d'une passion évanescente . Je ne pensais pas que ce c'était Toi , l'évidente étincelle ravivant les flammes infernales & tellement attendues de ce volcan , que je croyais éteint à jamais , de mon c½ur . Alors non , je ne me cache pas sous la détresse & la peur d'un inconnu que tu seras toujours , au gré des aurores naissantes , des horizons s'élevant , sereins , au bord fenêtre de mes espoirs perdus . Alors non , je n'aie pas peur de tomber , si cela est à tes côtés . Non , je n'aie pas peur de m'enfuir , si cela est juste une partie , un jeu de tremblements furtifs , peu importera réellement les lieux où on partira , si je serais toujours au creux de tes bras . Même si de multiples murmures au gré de nos soupirs respectifs retentiront au fil du temps , tout cela ne sera qu'une suite d'imperfections – Aussi risibles qu'Humain . Peu importeront tous ces moments , perdus au rythme de nos c½urs & nos corps s'entrechoquant , que le présent & notre amour envahiront le contour exaspérant de nos vies .
Alors oui , niches ta main au creux de la mienne , & partons affronter le vacarme de ces milliards d'ignorants ; allez viens .